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Papken Injarabian - Azo the Slave Boy and His Road to Freedom

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© Paris : Garnier Frères, 1980 ; Londres : Gomidas Institute, trad. Elisabeth Eaker, 2015


Azo the Slave Boy and His Road to Freedom
[Azo le jeune esclave et sa route vers la liberté] :
un classique des mémoires sur le génocide arménien traduit en anglais
par Aram Arkun


Des centaines de mémoires de survivants du génocide arménien ont fait l'objet de livres publiés qui, chacun, constituent une contribution unique à notre compréhension de cet événement. Né à Amasya en 1906 et déporté en 1915, Papken Injarabian commença à consigner ses premières notes sur son vécu, encore frais à sa mémoire, en 1923.
S'il publia ses mémoires plusieurs dizaines d'années après les événements qu'il traversa, enfant, bien évidemment à l'aide de ses notes et de ses souvenirs, il réussit de façon saisissante à présenter le récit de cette succession apparemment interminable d'épreuves auxquelles il parvint à survivre, après avoir perdu les membres de sa famille.
Ses mémoires furent tout d'abord publiés en arménien à Paris en 1951. Cette version arménienne précisait que d'autres matériaux étaient prêts à être publiés, mais ce second volume en arménien n'est jamais paru. En revanche, une traduction française, comportant un chapitre sur le vécu d'Injarabian durant ses premières années en France, fut publié en 1980 sous le contrôle d'Injarabian.
Injarabian fut l'un des quatre survivants qui témoignèrent sur le génocide devant le Tribunal Permanent des Peuples en 1994 à la Sorbonne.
Son récit fut raconté à nouveau dans un livre d'Anouche Kunth sur les Arméniens de France1 et, finalement, la présente traduction anglaise est parue en 2015 à Londres aux presses de l'Institut Komitas.
La fille d'Injarabian, Elisabeth Eaker, a réalisé cette traduction avec l'aide de son cousin et mari, en y ajoutant une brève introduction et un prologue. Le texte se fonde sur les notes et le manuscrit originaux et diffère donc de la version arménienne de 1951, comportant de nouvelles informations absentes de cette dernière.
En dépit des atrocités qu'il endura, Injarabian vécut jusqu'à l'âge impressionnant de 104 ans avant de décéder à Paris. Ses mémoires continuent de fournir un précieux aperçu sur la vie quotidienne durant la période du génocide arménien à de nouvelles générations de lecteurs dans plusieurs pays.         

NdT

1. Claire Mouradian, Anouche Kunth,  Les Arméniens en France : Du chaos à la reconnaissance, Editions de l'Attribut, 2010

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Traduction : © Georges Festa - 08.2017



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